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  • Publication du cahier des charges générales des services audiovisuels
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  • Zouaoui Benhamadi : «l'Arav est une autorité indépendante»
    Zouaoui Benhamadi : «l'Arav est une autorité indépendante»
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En collaboration avec la Haute Instance Indépendante des Elections, l’Autorité de Régulation de l’Audiovisuel organise ce dimanche 26 février une rencontre d’échange et de sensibilisation autour  des prochaines élections électorales avec les responsables de l’audiovisuel public et des cinq chaînes de télévision privées accréditées légalement.  
  
L’ARAV et la Haute Instance Indépendante des Elections espèrent par cette rencontre contribuer à clarifier le rôle de chacune des institutions, et offrir leur aide de facilitation dans le travail des organes d’information audiovisuels.

D’une manière générale, l’ARAV est consciente de l’ampleur des missions que la loi lui confère, mais pour la première fois des devoirs s’imposent à elle  face à un événement important dans la vie nationale de notre pays, en l’occurrence les prochaines élections législatives qui exigeront de tous les médias audiovisuels autorisés une couverture honnête et équitable.

Ces élections s’inscrivent dans un contexte nouveau, marqué par
-    la mise en œuvre  de nouvelles dispositions issues de la révision de la Constitution de 2016
-    l’installation de la Haute Instance Indépendante des Elections
-    l’adoption d’un dispositif législatif et réglementaire de régulation du champ audiovisuel.

L’ARAV œuvrera, dans la mesure des moyens qui sont les siens, à l’application et au respect des décisions de la Haute Instance Indépendante des Elections en matière de répartition du temps d’antenne. Elle usera de son autorité pour faire valoir auprès des médias  audiovisuels publics et privés autorisés le respect des principes d’équité et d’équilibre entre tous les candidats durant toute la période des élections.

L’ARAV est convaincue de trouver auprès des dits médias l’écoute et la compréhension nécessaires au respect du droit, de l’éthique et de la déontologie, ainsi que leur disponibilité active en faveur de la promotion de la culture démocratique et citoyenne, de la garantie de la transparence et de l’objectivité dans l’exercice de leur mission d’information et de communication.

L’ARAV est assurée du succès de ce grand rendez-vous, pour peu qu’elle dispose des moyens nécessaires en vue de faire respecter les principes d’équité, d’impartialité et d’accès équitable aux médias audiovisuels autorisés, lors de la couverture médiatique des prochaines élections législatives.

L’ARAV juge utile de rappeler aux différents acteurs du champ audiovisuel autorisés les règles de conduite qui s’imposent au regard de la législation et de la réglementation en vigueur, afin de garantir leur stricte application ainsi que les procédures relatives au traitement des plaintes et du contentieux.

Président de l’ARAV

L’Autorité de Régulation de l’Audiovisuel a reçu ce mercredi 31 mai 2017, en fin d’après-midi, une lettre du Président du Mouvement Populaire Algérien faisant état « d’une campagne de diffamation orchestrée contre le ministre du Tourisme et de l’Artisanat sortant , le MPA et son Président » menée par la chaîne de télévision Ennahar. 
Bien qu’elle ait été rendue publique, alors qu’elle était adressée au Président de l’ARAV, cette correspondance a été examinée par son collège. A la suite de quoi, l’ARAV communique ce qui suit.

1/ La qualification des faits reprochés à M.Benagoune Messaoud par la chaîne Ennahar ne relève pas des prérogatives de l’ARAV, mais de la justice. Ce qui, pour autant, ne dédouanerait pas la dite chaîne d’un manque d’éthique et  de professionnalisme, si les faits s’avéraient. Le suivi de cette affaire est d’ores et déjà ouvert au niveau des services de l’ARAV.

2/ Défendant ce qu’il estime être son droit, le Président du MPA aurait pu faire l’économie d’impliquer l’ARAV dans une controverse politique à laquelle, à l’évidence, elle est parfaitement étrangère. Car, en parlant d’ « étonnement »  ou encore de « silence incompréhensible », il laisse supposer une certaine « compréhension » de la part de l’ARAV de méthodes et de procédés qu’elle n’a eu de cesse de dénoncer depuis son installation.  

Zouaoui BENHAMADI
Le Président le l’ARAV

A trois jours du vote, l’Autorité de Régulation de l’Audiovisuel rappelle qu’il est interdit à toutes les chaînes de télévision et de radio, aussi bien publiques que privées, de continuer à couvrir la campagne électorale sous quelque forme que ce soit, conformément aux articles 173, 174 et 181 de la loi organique n°16-10 du 25 août 2016, relative au régime électoral. L’ARAV invite donc tous les responsables des médias audiovisuels à bannir durant ces trois jours de silence:


-    toute forme de propagande ou de couverture politique
-    toute diffusion d’émission directe
-    toute opération de sondage
-    toute publication de résultat avant la fermeture du dernier bureau de vote.


L’ARAV considère que la campagne électorale s’est déroulée dans le respect des lois de la République, ainsi que des recommandations formulées dans ses communiqués.
L’équité, la neutralité ont prévalu dans le contenu des programmes qui ont été diffusés depuis le début de la campagne à ce jour, et ce au nom du pluralisme des courants de pensée et d’opinion.


L’ARAV se félicite du climat de compétition électorale entre des candidats soucieux du respect de la dignité des personnes et de leurs libertés, ainsi que des principes de diversité et d’expression plurielle.


C’est vers cet objectif que tend l’ARAV avec l’ensemble de ses partenaires.


L’ARAV œuvrera à assurer la continuité de ce processus et sa consolidation jusqu’à son aboutissement final.

 Autorité de Régulation de l’Audiovisuel

A l’approche du mois du ramadhan, l’ARAV souhaite saisir cette opportunité pour faire valoir auprès des chaînes de télévision des principes d’intérêt général, afin d’éviter les dérives constatées les années précédentes.


- Le mois de ramadhan doit nous offrir une nouvelle opportunité pour nous réapproprier, et ce de manière ferme, notre tradition religieuse immémoriale, menacée par les assauts de la mondialisation et de ses nouvelles formes d’hégémonie médiatique.


L’ARAV exhorte l’ensemble de ses partenaires du champ audiovisuel à souscrire volontairement à une forme d’autorégulation éthique et esthétique, en élaborant des programmes spéciaux qui soient pendant la   période du ramadhan un espace d’éveil à la fois spirituel et rationnel, conciliant authenticité et modernité.


- Des émissions, comme par exemple celles de caméra cachée, doivent faire l’objet d’un examen attentif. Il arrive souvent, en effet, que ce genre d’émissions livre, sous couvert de divertissement, des séquences dont la brutalité et la vulgarité sont une insulte à la dignité humaine. A  ce propos, l’ARAV indique qu’elle a déjà reçu de la part de citoyens des plaintes contre certaines chaînes qui les ont filmés à leur insu dans une situation plus dévalorisante « qu’humoristique ».Elle appelle ces chaînes, qui se reconnaitront, à respecter le droit à l’image de chaque individu.


- Durant ce mois sacré, la spiritualité devrait prévaloir sur toute autre considération, notamment en veillant au dosage et à la programmation de certaines publicités qui poussent à une surconsommation préjudiciable à la santé, qui proposent des produits inappropriés au moment de la rupture du jeûne, sans oublier la publicité mensongère.

Ces principes expriment la volonté de l’ARAV d’apporter sa contribution à une amélioration des programmes, spécialement durant la période du ramadhan qui mérite un traitement à la mesure des valeurs partagées par tout un peuple spirituellement uni et solidaire.


Zouaoui BENHAMADI
Président de l’ARAV

Le présent document se propose de rendre compte de la phase exploratoire d’écoute et d’échange menée par l’ARAV en coordination avec ses partenaires officiels, le Haut Conseil Islamique, le Ministère des Affaires Religieuses, ainsi qu’un certain nombre de personnalités et d’experts concernés par ce secteur : théologiens, sociologues, psychologues, juristes, spécialistes des médias, imams, prédicateurs.

A ce stade d’analyse et dans l’attente de son approfondissement, l’ARAV juge utile et nécessaire de communiquer le résultat de son travail, afin de partager avec l’ensemble des acteurs médiatiques sa vision proactive concernant ce sujet hautement sensible, et ce dans la perspective de lancer une nouvelle dynamique pour une meilleure prise en charge de la question religieuse par les chaînes de télévision et de radio, tant privées que publiques.

Ces observations nous semblent d’autant plus opportunes que notre pays s’apprête à vivre de nouvelles élections législatives où la religion se doit d’être à l’abri de toute tentative d’instrumentalisation.

Dans l’ensemble, l’ARAV mesure positivement une certaine amélioration à ce niveau. Bien qu’encore timide et hésitant, ce progrès enregistré demeure estimable, et doit en ce sens être respecté et encouragé. Consciente qu’il faille faire preuve de patience et de persévérance, l’ARAV se rend disponible auprès de ses partenaires médiatiques, en vue d’une optimisation des programmes à caractère religieux, tant en termes de suivi que d’accompagnement et ce dans la mesure de ses moyens et de ses compétences.

Le premier constat qui en ressort nous impose, comme à d’autres institutions, un impératif moral quant à notre responsabilité collective, c’est-à-dire l’ARAV ainsi que ses partenaires médiatiques, de protéger, sauvegarder et valoriser, ensemble, notre identité nationale façonnée au cours des siècles par l’islam, au point que le tempérament de l’individu algérien en est profondément pénétré dans ses repères étiques et son atmosphère psychologique incluant son mode de vie, son système de représentation, ses réflexes, ses us et coutumes.

Or, le caractère sacré et inviolable de notre patrimoine spirituel ancestral se trouve être consigné dans la Constitution en termes on ne peut plus clairs et précis : " … La diffusion des informations, des idées, des images et des opinions en toute liberté est garantie dans le cadre de la loi et du respect des constantes et des valeurs religieuses, morales et culturelles de la nation..." (Art. 50)

L’islam étant l’une de ses composantes fondamentales aux côtés de l’arabité et de l’amazighité dont l’Etat œuvre constamment à la promotion et au développement de chacune d’entres elles, tel que le stipule le préambule de la Constitution, il ne saurait être admis que la religion fasse l’objet de spéculation ou de manipulation médiatique à des fins politiques  ou partisanes.

Aussi, est-il légitime de défendre la foi de nos ancêtres qui nous a été léguée et transmise intégralement, de génération en génération, sans pour autant renier l’apport de la communauté de foi à laquelle nous appartenons ni nous désolidariser de l’ensemble de l’humanité dont nous faisons partie.

Si bien qu’avec le temps, nous espérons voir nos prêcheurs amenés spontanément à tenir un discours doctrinal en conformité avec les croyances locales et à faire preuve de non allégeance intellectuelle à des courants de pensée hostiles à la modernité, à la concorde civile ou à nos traditions ancestrales, y compris notre style vestimentaire et ce, grâce à la vigilance, l'attention et la loyauté de nos partenaires médiatiques dans lesquels l’ARAV s’estime être en droit de mettre toute sa confiance et tout son espoir. 

A ce titre, tout prédicateur porteur d’un discours excommunicateur est proscrit, de fait, des antennes nationales, qu’il soit algérien ou étranger. De même que les légions d’exorcistes, de conjurateurs, de mages, de sorciers, de devins, d’enchanteurs, de faux prophètes, de marchands de rêves et autres pseudo thérapeutes, et guérisseurs autoproclamés qui peuvent tous tomber,un jour ou l’autre, sous le coup de la loi en cas de manipulation mentale, d’abus ou de dérapage de tous genres, de telle sorte qu’ils finiront tous par être démasqués et mis hors d’état de nuire.

En clair, l’ARAV n’accepte pas que l’on puisse s’arroger le droit d’abrutir la société algérienne fut-ce par la religion. Libérer la foi du charlatanisme et de toutes sortes de fantasmagorie : tel est le sens de notre avis.Tout le monde s’accorde à penser à l’obligation d’observer ce code déontologique. Il s’agit là de l’apport escompté de la part de nos partenaires médiatiques qui, sans nul doute, partagent cette approche analytique avec l’ARAV. En effet, nous avons pu constater que la spiritualité est très souvent absente de nos programmes religieux, sans parler de la philosophie islamique quasiment inexistante sur nos plateaux télévisés, ce qui risque, à terme, de réduire la foi à de simples gestes et pratiques automatiques, dépourvus de sens.

Tout le monde sait que la jurisprudence n’est qu’une branche parmi d’autres dans la nomenclature des sciences religieuses. Elle ne peut en aucun cas prendre, à elle seule, le monopole du fait religieux dans sa globalité absolue. La religion ne saurait être réduite à un simple avis conjoncturel. Elle doit pouvoir s’ouvrir sur tous les aspects de la vie, de façon à ne pas laisser accaparer notre espace médiatique par un discours de désespoir, de fanatisme, d’extrémisme, de sectarisme, de haine, de violence, de délire, de déréliction, de ségrégation et de misogynie qui donne une image dégradante de la femme et porte atteinte à la dignité de la personne humaine, pourtant formellement consacrée par le Coran.

La spiritualité englobe la foi, l’art et la civilisation. Par conséquent, elle est censée aborder toutes les expressions de la culture islamique et des connaissances métaphysiques et ne peut se limiter aux seules questions rituelles comme il semblerait être le cas aujourd’hui. Quelle est la place de la pensée positive, de l’art de la méditation et de la mystique contemplative, à tous ces concepts coraniques susceptibles de contribuer à promouvoir le sens du bonheur en islam et asseoir les bases du développement personnel ?

Aussi, sommes-nous tenus de faire appel à des prédicateurs sulfureux souvent dépourvus de la moindre formation académique et ne maîtrisant même pas les techniques élémentaires de communication moderne ? Qu’est ce qui nous empêche de convier les islamologues, les académiciens et les chercheurs universitaires, afin d’élever le niveau de la pensée, rationaliser le discours et optimiser l’analyse ?

Glorifier l’islam ne signifie pas attaquer les autres religions, quelles qu’elles soient, ni invectiver leurs symboles sacrés ou outrager leurs dogmes et leurs croyances. Défendre le référent national, bien qu’étant un devoir citoyen, ne donne pas droit non plus aux insultes vis-à-vis des autres obédiences de l’islam, quelles qu’elles soient, même celles qui nous sont théologiquement dissemblables. Toutes les religions doivent être respectées sans exception. De même, tous les courants de pensée de l’islam, ainsi que toutes ses branches et ses voies doivent être révérés et honorés.

En vérité, nous devons œuvrer, à travers nos programmes audiovisuels, en faveur de l’instauration d’une fraternité universelle, tant voulue par l’Emir Abdelkader, fondateur de l’Etat algérien moderne, afin de démentir la théorie du « choc des civilisations » en apportant l’espérance dans le monde et en agissant pour le bien non en s’impliquant dans la division et la discorde qui sont des pratiques contraires à l’enseignement de l’islam, étrangères à nos mœurs et opposées à l’héritage spirituel de nos aïeux. 

Nous pensons qu’il y va de la crédibilité de nos chaînes et plus encore, de l’honorabilité de notre pays, de l’exemplarité de sa diplomatie, de sa place méritée dans le concert des nations et de son respect du droit international en matière de liberté de conscience garantie par la Constitution : " La liberté de conscience et la liberté d’opinion sont inviolables. La liberté d’exercice du culte est garantie dans le respect de la loi. "(Art. 42). Les chaînes de télévisions sont donc invitées à faire preuve de sagesse et de discernement en offrant un discours modéré à tous les niveaux, en prônant les valeurs d’amour, de paix, de tolérance, et en promouvant le dialogue des religions et la culture du vivre-ensemble.

Tel est le crédo et le code d’éthique que l’ARAV se propose de soumettre aux acteurs de l’espace audiovisuel en guise de plateforme de travail collaboratif impliquant toutes les parties et institutions traitant, directement ou indirectement, du fait religieux. Peut-être parviendrions-nous à préserver le paysage médiatique face à la montée croissante de ce péril planétaire qui menace la sécurité de notre pays et de notre société.

    Autorité de Régulation de l’Audiovisuel